Porcupine Tree (+ Anathema) - Coopérative de Mai Clermont F. (02/12/2007)
site officiel : http://www.porcupinetree.com/ - autre site : http://www.chemicalharvest.com/
SetList
 
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Il ne faudrait pas que cela devienne une habitude ! ;-)

Après Dream Theater en juin, c’est Porcupine Tree qui évite notre bonne vieille cité des Gaules et qui nous oblige à un aller-retour express à Clermont-Ferrand. Pourtant, nous ne tiendrons rancune ni à l’une ni à l’autre de ces formations, car les soirées qu’elles nous ont fait passer se sont avérées plus qu’à la hauteur du nombre de kilomètres parcourus ! De plus, Porcupine Tree a eu, ce soir, l’amabilité de terminer son set autour de 22h, ce qui permet un retour à une heure acceptable.

En contrepartie, nous avons raté le début d’Anathema, qui a attaqué son concert une demi-heure avant l’heure annoncée, mais on ne peut tout avoir ! Les frères Cavanagh, détendus et inspirés, ont parfaitement posé le ton de la soirée, avec leurs alternances d’ambiances intimistes, planantes, ou par moments, plus énergiques. On pourra voir les musciens, plus tard, déambuler tranquillement près du bar, un verre à la main, ou même les rencontrer au stand de merchandising pour une petite dédicace ou une photo souvenir.

Après ses visites à Lyon en 1999 et 2003 (x2), c’est donc la Coopérative de Mai de Clermont-Ferrand qui a les honneurs de la visite de nos anglais préférés. Comme l’annonce Steven Wilson, c’est une set list principalement tirée des derniers opus du groupe qui sera proposée. On reste, ainsi, en terrain connu durant tout la première partie du concert, avec la prenante ouverture « Fear Of A Blank Planet », tirée de l’album homonyme, « What Happens Now », du récent EP « Nil Recurring », et « The Sound Of Muzak » ("In Abstentia"). J’ai eu la chance de vivre ces trois premiers titres depuis la fosse photographes (merci Christophe de Chemical Harvest !), et j’avoue avoir vécu des sensations assez exceptionnelles, accoudé à la scène, aux pieds des musiciens, pouvant passer en tout privilège de l’ampli « Bad Cat » de Mister Wilson au son rond du débonnaire Colin Edwin, d’un John Wesley en contre-plongée à l’inspiré Richard Barbieri, dans son monde derrière ses verres fumés… Quelques photos sont un peu tremblées, car le trac et l’émotion étaient bien présents !

De retour dans la salle, l’hypnose continue sur le même mode, avec le doux « Lazarus », qui précède l’épique « Anesthetize », pour lequel Steven Wilson se prépare et s’accorde méthodiquement : ces 17 minutes et quelques l’effraient peut-être, mais elles passent comme une lettre à la poste, de même d’ailleurs que les deux heures de concert « hors du temps » au bout desquelles on se surprend à s’exclamer « déjà ? » !

Il faut dire que le quintet fait le nécessaire pour captiver une salle attentive et recueillie. Tout d’abord, derrière des lights globalement sobres, des projections illustrent les titres, alternant les images oniriques (des vagues d’un puissance et d’une beauté extraordinaires), futuristes (le robot de « Sleep Together ») ou beaucoup plus glauques (une touchante jeune fille paumée aux yeux bleus charbonneux, les déluges d’images de FOABP…). Ensuite, la set list, si elle favorise les trois derniers opus, s’autorise des détours bienvenus, avec « Dark Matter » (« Signify »), « A Smart Kid » et « Even Less » (« Stupid Dream »), le bonus « Drown With Me », ou encore les classiques « Blackest Eyes » et « Trains ». A titre personnel, c’est sur les refrains dramatiques de « Open Car » que la chair de poule m’a parcouru le plus violemment ; la conjonction « images – musique – paroles » devait être la plus vibrante à cet instant !

Car à un concert de Porcupine Tree, on ne parle pas vraiment de technique et de performance, juste d’émotion, de transe et d’hypnose… Et pourtant, de la technique, les arbres porc-épic en sont dotés plus qu’à leur tour, d’un John Wesley parfait aux chœurs comme à la guitare, à Gavin Harrison, au jeu de batterie riche et immensément présent, pour ne citer qu’eux…

Notre ami Spice, du forum Musicaljam / Chemical Harvest, disait en sortant du concert : « C'était comme dans "Charlie et la Chocolaterie", nous autres, faibles humains, devant ce trésor mélodique, cette machine sonore aux parfums hallucinogènes, on est resté humble, hypnotisé par la grâce et la générosité... ». Car c’est, finalement, la principale qualité reconnue à ce groupe par ses fans les plus fidèles : sa capacité à tisser une toile musicale, à triturer les mélodies et les sons, les images et les mots, pour vous transporter ailleurs le temps d’un concert ou d’un album.

Finalement, même s’ils passent encore à Clermont-Ferrand la prochaine fois… nous y retournerons ! ;-)
 
par Mitch
03 décembre 2007

Setlist :
Fear of a Blank Planet
What Happens Now
The Sound Of Muzak
Lazarus
Anesthetize
Open Car
Dark Matter
Blackest Eyes
Drown With Me
A Smart Kid
Way Out of Here
Sleep Together
Rappels :
Even Less
Trains
Halo
 
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